‹ Théâtre complet de Eugène LabicheChapitre 165 sur 303 · SCENE X · texte numérisé non relu

SCENE X

DERVIÈRES, puis CRAVACHON, puis AMÉLIE.

UERVIÈRES, la regardant sortir.

Et j'userai de la permission, je vous prie de le croire... Quelle bonne petite nature; franche, naïve, aimante... Je l'ai bien un peu trompée... mais je me corrigerai... c'est décidé, plus de querelles, plus d'affaires d'honneur... Je veux rivaliser de douceur avec le papa Cravachon, qui doit être, d'ai)rès les principes qu'il a donnés à sa fille, l'invalide le plus pacifique... On le dit un peu original., j'éviterai de le froisser...

A I R Je Julie.

Pour enjôler ce père de famille, Adoptons des mœurs de couvent, Je ferais des travaux d'aiguille, Je consens même à jouer au volant...

Pour ta douceur, beau-père, on te renomme, De patience, eli bien ! faisons assaut : Pour épouser ta fille, s'il le faut.

J'oublierais quejesuisun homme.

(Parlé.) Ah! le voici!

CRAVACHON, entrant sans voir Derviiu-es, une lettre à la main, â part.

Les poltrons!... ils ont arrangé l'affaire... et maintenant ils déjeunent... N'ont-ils pas eu le front de m'inviter I... « Mer.bieurs, je ne déjeune jamais entre mes repas. »

Page 1