‹ Théâtre complet de Eugène LabicheChapitre 175 sur 303 · SCÈNE QUATORZIEME · texte numérisé non relu

SCÈNE QUATORZIEME

CRAYACHO:?.

Je ne me trompe jamais.

OLYMPE, à part.

La! laissez donc faire les grands parents.

AMÉLIE, à part.

J'ai une envie de rire!...

Elle remonte la scène, en se donnant an air décid i CRAVACHON, à Olympe.

Regarde donc quel air décidé! quelle tournure martiale!... c'est un héros que je t'ai donné là, ma fille... eî un jour... qui sait? il deviendra peut-être maréchal.

OLYMPE

Oui, papa.

Et toi, on t'appellera madame la maréchal©.

OLYMPE

Oui, papa.

CRAVACHON, à Amélie.

Alors, vous avez vu le feu?

AMÉLIE

Si j'ai vu le feu ! j'en ai vu plus d'un.

CRAVACHON.

Ahibahl

AMELIE.

AIR connu.

Oui, mon Yieusj Courageux, En tous lieux, J'ai vu, par mes yeus.

2Cf LE MAJOR CRAVACnON.

Un peu tous les feux.

De retour, En ce jour, Je viens pour Connaître à son tour, Celui de l'amour; ^'ai vu le feu du canon Feu de peloton, Feu de bataillon, Feu de bastion, Le feu du bivouac, Le feu du tillac. Mê)ne celui... du cognac!

Si je vous disais que le gouvernement a eu trois chevaux tués sous moi, monsieur!

CRAVACHON.

Et si je vous disais, moi, que j'en ai mangé, monsieur!

AMÉLIE

De quoi monsieur?

CRAVACHON.

Du cheval, monsieur; et vous?

AMÉLIE

Moi?

Mon vieux, Etc.

CRAVACHON, enthousiasmé.

Ail ! VOUS serez mon gendre ! vous serez mon gendre !

OLYMPE, à part.

Elle va tant faire, qu'elle va faire renvoyer l'autrâ

CRAVACHON.

le vais écrire au notaire.

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