‹ Théâtre complet de Eugène LabicheChapitre 204 sur 303 · SCÈNE HUITIÈME · texte numérisé non relu

SCÈNE HUITIÈME

LEGRAINARD.

Voyons, ne te monte pas la tête.

11 m'a dit des choses charmantes, et je sens là... oht oui! je sens que je l'aimerai.

LEGRAINABD, à part.

Allons, bien! voilà autre chose! (Haut.) Mais puisque je te répète que ce n'est pas un prétendu.

CÉLINE

Alors, qu'est-ce que c'est?

LEGRAINARD.

Eh bien!... c'est... c'est un voyageur... qui a caressé le pied de ta mère, croyant que c'était sa chienne, et, si elle ne l'embrasse pas... deux hommes se trouveront bientôt face à face, le glaive à la main; voilà l'exacte vérité.

CÉLINE

Quelle histoire me fais-tu là? A ta voix, je vois bien qua tu me trompes! c'est un prétendu.

LEGRAINABD.

Mais je te jure....

CÉLINE

Oh 1 mon cœur me le dit.

LEGRAIWARD.

Ton cœur!... Rentrez, mademoiselle... avec votre cœur... et ne paraissez que lorsque je vous sonnerai... deux l'ois.

ENSEMBLE

AIR nouveau de M. RomaLarilIe.

Sans un signal qui vous appelle, Restez à l'écart,

298 LÀ MAIN LESTB.

Et contenez, mademoiselle, Un cœur trop bavard.

CÉLINE

A moins d'un signal qui m'appelle,

Restons à l'écart, Et sachons contenir le zèle D'un cœur trop bavard.

Céline sort à gauch*.

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