‹ Théâtre complet de Eugène LabicheChapitre 209 sur 303 · SCÈNE ONZIÈME. .^•^S · texte numérisé non relu

SCÈNE ONZIÈME. .^•^S

CÉLINE

Mon père a voulu faire le mystérieux, mais je sais parfaitement pourquoi vous êtes ici.

RÉGALAS.

Oui... j'attends madame votre mère, pour...

CÉLINE

Pour lui demander ma main...

RÉGALAS.

Comment?... (a part.) Tiens, c'est une idés.

CÉLINE

Oh! on ne me trompe pas, moi.

RÉGALAS.

Quel coup d'oeil vous avez!... vous avez compris tout de suite que je vous aimais.

CÉLINE

Ce n'est pas bien difficile.

Vraiment? Ah! le joli bouquet! Est-ce que c'est vous qui l'avez fait?

CÉLINE

Oui, monsieur... mais ce n'est pas un bouquet, c'est une coiffure de bal... une couronne.

RÉGALAS, la prenant.

Voulez-vous me permettre? Quand je pense que ce sont vos petites mains qui ont travaillé ces fleurs.

Il embrasse ta oouronue.

CÉLINE

Qu'est ce que vous faites donc?

RÉGALAS.

J'embrasse la place où vos petits doigts se sont promenés... On doit être beau là-dessous.

Il met la couronne sur sa Vête.

CÉLINE, riant.

Ahl quelle drôle de figure! mais vous l'avez placée à i'eavera.

RÉGALAS,

Comme Dagobert; eh bien, mettez-la à l'endroit, comme saint Eloi.

CÉLINE

Quelle folie! vous êtes trop grand... (EUe s'assied sur lo fauteuil, à gauche.) Tenez, mettc'z-vous là, sur ce tabouret.

Oui... à vos genoux! à vos genoux.

Il se met à genoux sur le tabouret; Céline lui pose la couronne 8ur la tête, au moment où Legrainard parait, tenant soleaoeliement sa femme par la main.

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