‹ Théâtre complet de Eugène LabicheChapitre 210 sur 303 · SCENE DOUZIEME · texte numérisé non relu

SCENE DOUZIEME

MADAME LEGRAINARD, courant à sa fille

tlentrez, mademoiselle, vous devriez mourir de honte

CÉLINE

Mais je n'ai rien fait de mal. (a part, en sortant par la gauche.) Je vais écouter derrière la porte.

LEGRAINARD.

Vojons, monsieur, ne perdons pas de temps, madame est prête.

MADAME LEGRAINARD, 1 l>&ri.

Le drôle!... la main me démange.

Oui... madame... (Bas, à Legrainard.) Dites donc, vous m'aviez dit qu'elle était gentillette...

LEGRAINARD.

Pas d'observations.

RÉGALAS.

ûui... Madame... croyez que je ne suis pas un méchant jeune homme.

LEGRAINARD.

Dépêchons-nous.... à la muette.

RÉGALAS.

Vous le reconnaîtrez plus tard... c'est pourquoi j'ai l'honneur de vous demander la main de votre fille.

LEGRAINARD.

Hein?

MADAME LEGRAINARD, indignée.

MafiUe? à vous?

Elle lui donne un soufflet et remonte.

CÉLINE, eatr'ouvrant la porto.

Oh!

RÉGALAS, furieux, gagnant la gauche.

Deux! Oh! c'est trop fort... si vous n'étiez pas une femme!... où y a-t-il un homme?

LEGRAINARD, s'iiiterposant.

Mais, monsieur...

RÉGALAS.

Vous?

Il lui doune un soufflet.

CÉLINE

Oh! à papa!

LEGRAINÀRD, hors de lui.

Monsieur, monsieur, vous m'en rendrez raison.

MADAME LEGRAINARD.

Bien, Isidore!

RÉGALAS.

Permettez...

LEGRAINARD.

Une pareille injure, monsieur... ne peut se laver que dans du sang... Attendez-moi, je vais chercher des armes.

MADAME LEGRAINARD.

Cherchons des armes.

ENSEMBLE

AIR nouveau de M. Homiinville.

Dans les flots de ^^ sang, S'échappant de ^^ flanc,

Froidement *?g plonger,

Et pouvoir y nager, Avec un rire amer,

C'est "g^^ vœu le plus cher.

Les époux Legrainard sortent par U

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