I.EGRAIMRD et RÉGALA
Cielî
RÉGALAS
A qui va-t-elle l'ofTrir?
CÉLINE, descendant à gauche du guéridon.
C'est égal... c'est une drôle d'idée de prendi'e du lait
dans la journée. (Elle se dirige vers son père, qui lui fait signe
d'offrir la tasse à Régalas.) Monsieur Ernest.
RÉGALAS, à part.
Ça y est! (Haut.) Merci, mademoiselle, (a part, prenant la tasse.) Mourir de sa main.
LEGRAINARD, prenant la tasse blanche.
A votre santé... aimable jeune homme!
RÉGALAS.
A la vôtre... bon vieillard!
CÉLINE, à part, en remettant le guéridon en place.
Comme ils sont amis maintenant.
LEGRAINARD.
Eh bien, cher bon... vous ne buvez pas?
RÉGALAS.
C'est que... je n'ai pas bien soif.
CÉLINE
Oh! une tasse de lait, ça se boit sans soif.
LEGRAINARD.
Comme dit l'enfant... ça se boit sans soif.
RÉGALAS.
Il m'avait semblé voir une mouche, et vous savez... mit,
mouche... (Portant la tasse aux lèvres.) Allons I
LEGRAINARD, à part.
Ça me fait quelque cûose.
RÉGALAS
Pardon,., vous n'auriez pas une feuille de papier timbré?
LEGRAINARD.
Pourquoi?
RÉGALAS.
J'aurais quelques petites dispositions à faire avant mon départ.
LEGRAINARD, allant au bureaa.
C'est trop juste.
CÉLINE
Vous partez?
RÉGALAS.
Mon Dieu... oui.
CÉLINE
Allez-vous bien loin?
RÉGALAS.
Je vais... oîi va la feuille de rose.
Chez un parfumeur.
LEGRAINARD, déposant sa tasse sur la tabla.
Voici une plume, de l'encre et une feuille de papier tin>bré.
RÉGALAS, se mettant à la table de gauche.
Merci I c'est cinquante centimes que je vous dois... (il
doane sa tasse à Legrainard pour fouiller dans sa poche.) Les VOici.