‹ Théâtre complet de Eugène LabicheChapitre 221 sur 303 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

POTEU.

On a encore volé votre chasselas cette nuit.

SAUDIBAND, à Edgard.

n y a un gredin qui, toutes les nuits, passe par-dessus le mur et cueille mon raisin à mesure qu'il mûrit I

EDGARD

Il faut le guetter.

Quand on le guette, il ne vient pas... et, dès qu'on ne le guette pas, fl vient.

EDGARD

Alors il faut procéder à une enquête.

GAUDIBAND.

Gomment ça ?

EDGARD

Je m'en charge! (a Poteu.) Tu vas prendre deux arrosoirs, tu mouilleras fortement le pied des vignes, afin que la terre soit bien détrempée... et, quand le voleur viendra, nous aurons l'empreinte exacte de ses pas... nous compterons jusqu'aux clous de ses souHers.

GAUDIBAND.

Tiens! c'est très-malin.

EDGARD

C'est un garde champêtre qui m'a appris ça.

GAUDIBAND, à Poteu.

Tu entends?... va mouiller le pied des vignes.

POTEU.

Oui, monsieur, (a part.) Il est éreintant, son moyen '

Il sort par le fond.

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