ACTE PREMIEK
employé... toujours en moustaches... s'approche et me dit : « Monsieur désire quelque chose? — Je désire ma bombe et ma timbale milanaise, sacrebleul — Oh! pas de bruit, monsieur... Si vous croyez intimider la compagnie... — Moi? je n'y songe pas... je demande mes bagages... — C'est bien, on va faire jouer le télégraphe; c'est une complaisance, car aucun règlement ne nous y oblige., et le prochain train vous rapportera vos effets... ça ni vous coûtera rien de plus. »
GAUDIBAND.
Il ne manquerait plus que çal
SATINAIS.
Et il me tourne le dos an disant : « Pierre, rentrez le veau au magasin, puisque monsieur n'en veut pas... » Et les voilà, tes chemins de fer!... Mais patience!... on en reviendra 1
GAUDIBAND.
Les tribunaux ne sont pas assez sévères.
GATINAIS
On devrait déférer ces affaires-là devant la cour d'assises, au jury!
GAUDIBAND.
Oh! le jury!... il est bien indulgent... j'en ai étéie mois dernier.
GATINAIS, aigrement.
Ahl tu as fait partie du jury, toi? mon compliment Quant à moi, on ne m'a jamais fait l'honneur de me choisir... Il paraît que je n'inspire pas assez de confiance.
GAUDIBAND.
Oh ! c'est le hasard qui décide.
GATINAIS
Après ça, je ne le regrette pas... c'est une charge, un» corvée ..
GAUDIBAND.
Ça dérange les heures des repas.
Néanmoins, j'ai réclamé.
GAUDIBAND.
Comment?
GATJMAIS.
C'était un devoir!... et je suis de ceux qui ne reculent jamais devant un devoir... Ah çà! ma femme et ma fille sont arrivées?
Il remonte.
GAUDIBAND.
Oui.
GATINAIS
Et ont-elles vu le jeune homme?
GAUDIBAND.
Pas encore... Il est chez l'huissier... Figure-toi que j'ai pour voisin un animal...