‹ Théâtre complet de Eugène LabicheChapitre 277 sur 303 · ACTE DEUXIEME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIEME

GAUDIBAND.

Ahl chère belle, pouvez-vous eu douter I

MADAME GATINAIS

Eh bien, prouvez-le-moi.

GAUDIBAND. étonné

Mais... comment l'entendez-vous?

MADAME GATINAIS

Il faut partir pour l'Angleterre... sans pexdre un instant.

GAUDIBAND.

Certainement, je suis à vos ordres... mais avez-vous réfléchi? Une femme mariée... dans votre position?...

MADAME GATINAIS

Mais qui vous parle de moi ? C'est vous qui allez partir...

GAUDIBAKD.

Ah\ c'est moi! tout seid?

MADAME GATINAIS

Sans doute.

GAUDIBAND.

Alors, vous avez quelque commission pour l'Angleterre?

MADAME GATINAIS

Les preuves sont contre vous; vous serez condamné... infailliblement...

ÔAUDIBAND, étonné.

A quoi?

MADAME GATINAIS

Par contumace.

GAUDIBANO

Moi?... pourquoi?

MADAME GATINAIS

Vous reviendrez au bout de quelques mois po'ar la purger.

GAi/MBAND.

La purger?... qui ça?

MADAME GATINAIS

Vous hésitez, je crois?

GAUDIBAND.

ÎVon; cependant...

MADAME GATINAIS

Monsieur Gaudiband, m'aimez- vous?

GAUDIBAND.

Toujours! mais...

MADAME GATINAIS

Alors, pas d'explications... le temps nous presse...

(Arrachant une fleur au bouquet laissé par Edgard sur la table de

gauche.) Teucz, gardez cette fleur en souvenir de moi, et partez 1

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