ACTE DEUXIÈME
GATINAIS, serrant la main de Gaudiband.
Ah! mon ami, je ne sais comment te remercier! (courant
tout à coup au bouquet et en arrachant une fleur.) Tiens, garde
cette fleur en sniivenir de ma femme 1
GAUDIBAND.
Merci! (a part.) Ça m'en fait deux! (Haut.) Cependant je ne serais pas fâché de savoir...
GATINAIS, l'interrompant.
Il n'y a pas une minute à perdre... En ramenant le fiacre, j'ai aperçu, au bout de la rue, Edgard Vermillon, suivi de deux sergents de ville et d'une foule d'hommes de mauvaise mine.
MADAME GATINAIS
Ahl mon Dieu!
On vient t^irrêter!...
GAUDIBAND.
Mais qu'est-ce que j'ai fait?
GATINAIS
Ce n'est pas ta faute!... Tu as cru que c'était le chatl...
On entend un grand bruit au dehors.
MADAME GATINAIS, allant au tond.
Écoutez! ce sont eux!
GATINAIS
Trop tard pour fuir!
MADAME GATINAIS, à Gaudiband
Cachez-vous !
GAUDIBANIX.
Moi?
GATINAIS
Où le mettre? Ail! cette armoire! (Le poussant vers Parmoire.) Va, va, et surtout ne te mouche pas!... (oatinais fait
antrer Gaudiband dans l'armoire et en retire la clef.) OÙ Cacher
cette clef, maintenant?... On peut nous fouiller!...
HA.DAME GATINAIS
Dans les cendres!
GATINAIS, jetant vivement la clef dans le feu.
Ça y est !
On aonne.
MADAME GATINAIS
On sonne... Les voilà!
GATINAIS
Du calme!... sourions!... Prends ta broderie... et moi?...
(Apercevant son violon.) Ah! mon violoU !
Madame Qatinais s'assied et travaille à sa broderie. Gatinais v» chercher son violon et son pupitre, se place à côté de sa femme, et racle.