ACTE DEUXIEME
EDGARD
Excusez-moi, je vais vous adresser une demanae, une demande... un peu singulière...
G ATI iN Aïs, à part.
La visite domiciliaire .. nous y voilà I
EDGARD
Pourriez-vous me prêter quarante-deux franco"'
MADAME GATINAIS, étonnée.
Quarante-deux francs!
EDGARD
En marchant sur le trottoir, je gesticulais... je gesticule assez volontiers quand je prends des conclusions... et j'ai eu la maladresse de renverser la manne qu'un pâtissier portait sur sa tèle.
MADAME GATINAIS, s'efforçant de rire.
Ah ! c'est charmant !
GATINAIS, de même.
Quelle johe anecdote à mettre dans les journaux!
EDGARD
Alors, cet homme m'a réclamé quarante-deux francs... et, comme je ne les avais pas sur moi, la foule s'est amas- Bée... les sergents de ville sont venus...
GATINAIS
Gomment! c'est pour ça que les sergents de ville... 1
EDGARD
Sans doute.
GATINAIS, appelant- Marguerite I
MARGUERITE, paraissant au fond.
Monsieur?
GATINAIS
Donnez quarante-deux francs au pâtissier qui est dans l'antichambre. (Marguerite sort. — A part.) Alors, il n'est plus nécessaire de cacher Gaudiband... Je vais lui ouvrir...
1\ se dirige vers la oheminée pour chercher la clef. EDGARD, près de madame Gatinais.
Est-ce que nous ne verrons pas bientôt mademoiselle Julie?
MADAME GATINAIS
Ma fille?... (Apercevant Julie qui entre.) La Voici.
GATINAIS, à part, fouillaat les cendre»* avec les pincettes.
Je ne trouve pas la clef.
EDGARD, qui a pr'o son bouquet et se dispose à l'oil'rir, à Julie, à part.
C'est drôle! il y avait deux caméhas au milieu... Qu'estce qu'ils sont devenus?... (offrant.) Mademoiselle...
GATINAIS, prenant la clef avec les pincettes.
Ah! la voici!... Sapristi!... elle est toute rouge I...
Il cherche à l'introduire avec les pincettes dans la serrure de l'armoire.
EDGARD, continuant une conversation avec madame Gaimais.
Oui, madame, j'ai écrit aujourd'hui même à ma mère qui habite Montauban, pour lui demander les papiers nécessaires...
C AT IN. il s, se brûlant et poussant un cri.
Aie!...
TOUS
Quoi ?