ACTE PREMIER. U
pincettes avec acharnement.) Ticnsl... mais il n'CSt paS mal,
cet liomme-là,.. en l'arrangeant... personne ne le connaît... il n'est ici que depuis hier. (Haut.) Jean!
Madame?
SUZAN.\E
Levez- vous!... tenez-vous droit!... pas mail... Maintenant tournez I . . . marchez ! . . . marchez ! . . .
JEAN
Où ça?
Droit devant vous.
JEAN, marchant, à part.
Quel drôle de service I
SUZANNE
U ira! il va! (Se levant, arrêtant Jean qui marche toojoQrA.)
Assez!... Dites-moi, êtes- vous un peu lettré?
JEAN, étonné.
S'il VOUS plaît?
SUZANNE
Oui... en parlant, évitez- vous le cuir?
JEAN
IVioi, madame, j'ai été garçon de classe à l'institutioc Soupaleau.
SUZANNE
Ah! ahl
JEAN
Et sans la fatahté qui s'est acharnée apiès moi...
SUZANNE
Voyons... causons... Voulez-vous être mou oncle?
ii LES TRENTE MILLIONS DE GLADIATOR
JEAN
Qu'est-ce qu'il y a à faire?
C'est bien simple... vous m'accompagnerez partout, ai. bal, au concert, au théâtre...
JEAN
J'adore ce divertissement...
SUZANNE
Vous souperez avec nous.
JEAN
NousT
SUZANNE
Avec moi... et, si par hasard quelqu'un se permettait avec votre nièce quelque propos familier...
JEAN
Compris... je m'en irais, (a part.) C'est une cocotte!
SUZANNE
Mais non!... vous fronceriez le sourcil... comme ça!
JEAN, à part.
Alors c'est une femme honnête!
SUZANNE
Mais pas avec tout le monde... car il y a certaines per Bonnes qu'il ne faut pas décourager...
JEAN
Ah !... il y a...? (a part.) Alors c'est une cocotte-
SUZANNE
C'est dit... vous acceptez?
Pardon... et les appointements ?