ACTE IV. 81S
Voici l'heure , où , frappant le pied de la muraille , Le soleil occupait le banc où je travaille.
— Ahl ma cour solitaire î — Ah ! mes vallons normands, Pleins de lumière , d'ombre et de mugissements ! Vents du couchant, perdus dans ces rares ombrages, M'apportez-vous l'odeur de nos verts pâturages?
Elle regarde Teofant qui la tire par sa robe.
J'aurais pu cependant être entourée aussi De jolis anges blonds pareils à celui-ci.
Il faut que je renonce à tout ce qu'on envie ; Je vais mourir, avant d'avoir connu la vie !
Elle se rawiedj et l'enfant s'appuie de noureau sur ses genoux.
Si quelqu'un doit pourtant la regretter, c'est moi. De beaux jours m'attendaient ; j'étais aimée 1 — ô toi I Nom chéri , que ma lèvre incessamment murmure ! Toi , que j'ai craint d'aimer d'un amour sans mesure ! Ah ! tu ne savais pas , quand ton doux plaidoyer Me conviait naguère au bonheur du foyer, ,
Que mon cœur combattait pour toi contre moi-même ! Et que j'allais céder sans un effort suprême !
La jeune femme, assise au fond du théâtre , se lère et cherche son enfluit des yeux; elle l'aperçoit près de Charlotte, et rient yers ceUe-ci«