‹ Théatre complet de F. Ponsard (volume 2)Chapitre 244 sur 251 · H0RAG · texte numérisé non relu

H0RAG

Lydie, écoute-moi!

LYDIB.

C'est affreux ! c'est indigne !

HORACE

Bien sûr, je n'avais pas d'intention maligne.

Il loi prend la main.

LYDIE, retirant sa main.

Ah! laissez-moi.

HORACE

J'ai des défauts; d'accord.

J'aime trop les plaisirs , et l'excès est un tort. Hélas ! je veux en vain combattre ma nature ; Mes plus fermes desseins s'en vont à l'aventure. On m'entraîne au moment où je me corrigeais ; Un rayon de soleil fait fondre mes projets ; Je ne puis voir passer dans la rue une robe , Sans regarder un peu le pied qu'elle dérobe.

C'est mal. Oui ; j'en conviens. — Mais, pour être léger. Je ne suis pourtant pas un drôle à fustiger, Et je m'estimerais le dernier gueux du monde , De t'avoir fait exprès cette peine profonde.

— Voyons ! ma chère enfant !

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