‹ Théatre complet de F. Ponsard (volume 2)Chapitre 3 sur 251 · TITUS, ARONS · texte numérisé non relu

TITUS, ARONS

Ils écartent la tenture d'une de* portes du fond , et contemplent Lnerice qui traraille. — Moment de silence. •— Us s'arancent Ters Lucrèce. Deux esclaTes mâles restent rers le fond du thé&tre.

SEXTUS

Gloire à Lucrèce 1 CoUatin a vaincu.

A part.

Dieux ! la belle maîtresse !

BRUTE, à part.

noble et digne femme I

COLLATIN, à Lucr&ce qui s'est levée à rentrée des princes*

Il faut nous pardonner.

Un telle visite a lieu de t'étonner ; Mais , pour faire éclater cette publique preuve , J'ai vanté ta sagesse , et Tai mise à répreuve.

BRUTE

Je suis moins fou que vous : on a tort , CoUatin , D'allécher les voleurs par Fappât du butin.

SEXTUS, kpart.

L'imbécile a dit vrai.

Seigneurs , je vous salue.

Nimporte en quel objet vous l'ayez résolue , Votre arrivée ici , ramenant mon époux , Me réjouit. Soyez les bienvenus chez nous.

Elle se rassied ; les princes et Cullatin s'asseyeai à son exemple sur des siiiges approchés par les esclare». Brute reste debout.

SEXTUS

Voici comment nous vint , Lucrèce , cette idée : Depuis un an , bientôt , nous assiégeons Ardée , Et n'avons rien à faire en nos retranchements , Qu'à bloquer l'ennemi , qu'on prive d'aliments. Or, se croiser les bras dans une palissade , Pendant tout un hiver , est chose fort maussade. Donc , pour tromper l'ennui , nous étions en festin , Mes frères que voici , moi , Brute et CoUatin , Et nous passions le temps à puiser dans les cruches Les meilleurs vins sabins , mêlés au miel des ruches.

BRUTE

Oui , vous êtes à table un merveilleux soldat ; Chacun de vos festins vaut seul un long combat.

SEXTUS

Que veux-tu dire , fou ?

BRUTE

Que vous avez la gloire D'affamer l'ennemi , mieux qu'aucune victoire ; Car vos repas guerriers sont conçus de façon A couper vaillamment le vivre et la boisson. — Le courage , à ce compte , a dérangé son centre ,

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