SCÈNE V
Les mêmes, BRUTE.
BRUTE
Sextus , je rentre au camp , et viens vous avertir. M'accompagnez-vous ?
SEXTUS
Non ; je reste encore à Rome.
Tai certaine œuvre ici qu'il faut que je consomme.
BRUTE
Les Romains feront bien de s'enfermer chez eux , Sextus. Un prince oisif est parfois dangereux ; Mais un prince affairé ! le danger est bien pire.
Brute , retiens ta langue ; elle en pourrait trop dire.
BRUTE
Laissez. Nous nous devons entr*aider ; c'est pourquoi Je prends chez vous les traits dont vous riez chez moi. Nous composons à deux une folie entière :
L'un fournit le langage , — et l'autre la matière ; Comme vous agissez , moi je parle ; et jamais Je n'extravague mieux qu'en parlant de vos faits.
SEXTUS
Félicite-toi donc ; une heureuse aventure
U montre la Sibylle.
T'offre cette meilleure et plus rare pâture.
Va-t'en vers cette femme ; elle est digne de toi.
— Un couple d'insensés bien assorti , ma foi !
S'adreasant à la Sibylle j et lai rendant le lirre qn'il a gardé jniqa'alon.
— Et toi , reprends ton livre , esclave ou pythonisse , Et fais-en de la cendre à ton gré.
A. Sulplce.
Viens , Sulpice.
Il sort aTeo Solpioe.