‹ Théatre complet de F. Ponsard (volume 2)Chapitre 71 sur 251 · LES BARONS · texte numérisé non relu

LES BARONS

Un légat 1

LE HOINEf g'aT&nçant yen Philippe.

Roi j VOUS avez péché- par un double attentat. Il vous a plu d'abord de choisir Ingelberge ; Vous avez à l'autel conduit la jeune vierge ; Vous avez devant Dieu fait serment , à genoux , De la prendre pour femme et garder avec vous ; Et cependant , trois mois s'étaient passés à peine , Vous ne la traitiez plus en épouse ni reine ; ' Et de brusques dégoûts , injustement conçus , Effaçaient vos serments , que le ciel a reçus. Vous avez , alléguant un prétexte sans force , Au secours du parjure appelé le divorce ; Et , chose déplorable à dire 1 il s'est trouvé Des prélats complaisants qui vous ont approuvé ! — Sire , ce que Dieu joint ne doit plus se dissoudre. Le divorce est impie , et rien ne peut l'absoudre. Vous fûtes criminel , quand vous avez banni Celle à qui pour jamais vous vous étiez uni , Et votre hymen nouveau , Sire , est un nouveau crime Qui , par la fausse épouse , exclut la légitime. En vain vous vous couvrez d'un arrêt du clergé ; L'arrêt n'existe pas. — Rome n'a pas jugé.

PHILIPPE

Rome n'a pas jugé ! Pourquoi donc son silence

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