‹ Theatre complet de F. PonsardChapitre 179 sur 337 · ACTE III · texte numérisé non relu

ACTE III

CHAR LOTT E.

Eh bien! la paix est faite; oublions tout cela.

noulements de tambour. — Le général Wimpfen , des aides de camp , des officiers et des Girondins entrent à gauche. — Des bourgeois entrent à droite, et vont vers les fenêtres du fond. A Louvet.

— Vous passez la revue?

LOUVET

Oui ; nos troupes sont là.

Demain , sans plus tarder, nous partons à leur tête.

A Barbaroux , Pétion , Buzot et autres Girondins.

Venez voir, mes amis ; c'est une belle fête 1

U va vers les fenêtres qu'il ouvre, — Tout le monde remonte vers le fond, excepté le général et ses aides de camp, qui restent sur lavant-scène, à gauche. — rl'jsieurs Girondins s'avancent sur le balcon. — La place publique est occupée par les troupes des confédérés. — On entend la Marseillaise ; la musique est d'abord faible et lointaine, puis le bruit se rapproche et grandit.

PÉTIO.N.

Comme ils ont l'air guerrier !

Voyez-vous (h'-filer Les braves jeunes gens qui viennent s'eni(Mer !

VO I .\ I) l" I) E II OU S.

Vivent les Girondins !

Les nironiiins agitent leurs chapeaux,

CHARLOTTE, à IVcart des Girondins.

Le drapeau se déploie.

— Oh 1 contiens-toi , mon cœur ! n'éclate pas de joie !

VOIXDUDEHORS.

Vive la République !

Tous ceux qui sont à l'intérieur agitent leurs chapeaus. — Le refrain de la Marseillaise éclate avec force.

BARBAUOUX , un peu en arrière des autres Girondins.

Heureux jeunes soldats !

Joyeux et confiants , ils marchent aux combats , Ils croient à la justice, et s'étonnent des crimes.

— Nous aussi , nous avions de ces élans sublimes.

charlotte l'observe et l'écoute attentivement.

B U Z 0 T , à Barharoux.

Pourquoi donc , Barbaroux , ces mots décourageants ? N'as-tu pas bon espoir, à voir ces jeunes gens?

On n'entend plus la Marseillaise que dans le lointain. B A R B A R 0 IT X.

Dieu veuille» qu'en ceci je sois mauvais prophète , Buzot ; mais nous marclions, je crois, à la défaite. Quelle armée avons-nous? un millier de Normands. Où sont les bras promis par les départements? Ils sont soixante et dix, ((ui font pour notre cause

' Le général Wimpfen et les officiers, à gauche. — Les Girondins au fond vers la gauche. — Les boui-geois au fond, vers la droite. - n,arliaroux , Hn/ot et (Tharlotte . plus piè-^ .h- l'.ivmt-scène.

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