‹ Theatre complet de F. PonsardChapitre 237 sur 337 · L Y DI · texte numérisé non relu

L Y DI

Approcho lo miroir, B(mw.

Le voici,

LYDIE, se regardant au raii-oir.

Trouves-tu mes chovcnix bien arrangés ainsi?

n E II 0 É.

A nicrvcille.

Vrainieiil? — Ne crois-tu pas qu'Horace Aimera ces handeaux arrondis non sans grâce?

Sans doute

LYDIE

Et ces frissons, imprimés par le fer, Pareils aux plis légers qui courent sur la mer?

BERGE

S'il n'en est pas charmé, le poète célèbre

A le goût plus grossier que l'habitant de l'Hèbre.

Mais si j'aplatissais un peu plus mes cheveux? Si, relevés en tresse, on en formait des nœuds? Ou bien si , délivrant leurs boucles vagabondes, Je laissais sur mon cou se dérouler leurs ondes? — Telle apparut, dit-on, Vénus au mont Ida.

B E U 0 É , montrant la coiffure (le Lydio.

Mais ainsi se coiffait la fille de Léda.

Le double bandeau sied aux visages ovales,

Et vous ferez mourir de dépit vos rivales.

LYDIE

Tu crois?

BEnoÉ.

Hier, Chloé vous a vue en chemin ; La jalouse a pâli sous son triple carmin.

Elle a pâli, dis-tu! — A'a , ma bonne suivante.

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