‹ Theatre complet de F. PonsardChapitre 267 sur 337 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

CHt£UR DES NAÏADES, s'avançant sur le devant lie la scène, après avoir salué Minerve '.

Le soleil monte , et brûle Le sable au bord des mers ; L'ardente canicule Flétrit les gazons verts.

Fuyons , ô ma compagne !

La chaleur qui nous gagne, Au pied de la montagne.

Ou dans les ruisseaux clairs.

DEMI-CHOEUR

Je me baignerai, nue.

Au sein des frais étangs, ^■ers la source inconnuii Où règne le printemps.

Où, parmi les joncs frêles, Les vertes demoiselles Effleurent de leurs ailes Les nénuphars flottants.

De mon pied sans cothurne Agitant les raisseaux.

J'écouterai mon urne Où murmiu'cnt les eaux.

Au bruit do l'eau sonore Tombant de mon amphore , Mes deux yeux vont se clore Sur nu lit dr roseaux.

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