PROLOGUE. Il
S'aJressant aux Naïades.
Nymphes, qui vous plaisez dans cet asile frais, Prêtez-nous votre grotte et gardez nos secrets.
LE Cll(*:iR DES naïades'.
Pose l'or sous cette roclie, Pallas; nous y veillerons.
Et nous-mêmes aux larrons Nous en défendrons l'approche.
Minerve et Clyssc, aidés des Naïades, portent Tor et les habits dans le fond de la protte.
MINERVE
Et maintenant je vais éteindre ton regard ,
Et dessécher tes traits comme ceux d'un vieillard.
Tes beaux cheveux bouclés vont choir de ton front chauve,
Et vêtu de haillons et d'un vieux manteau fauve,
Un bâton à la main, une besace au dos.
Serrée autour du corps par de méchants cordeaux,
Tu paraîtras à tous un mendiant vulgaire,
Et tromperas ainsi ceux ([ui te font la guerre;
Car tu seras difforme et misérable , au point
Que tes meilleurs amis ne te connaîtront point.
Elle lève son javelot sur Ulysse, qui est caché aux spectateurs par le chœur des Naïades groupées autour de lui. — On le voit reparaître en vieux mendiant, et il s'éloigne, guidé par Minerve.