‹ Theatre complet de F. PonsardChapitre 312 sur 337 · Parlr , et «lit par un serviteur · texte numérisé non relu

Parlr , et «lit par un serviteur

78 ULYSSE

TÉLÉMAQUE

Pourquoi donc le chasser! — Laissez; n'y touchez plus. Malheur à la maison d'où le pauvre est exclus.

Appelant Eumée qui est à la tête des porchers.

Euniée, écoute ici.

Eumée s'approche de Télémaque.

Prends ce pain , et le porte A ce pauvre vieillard qui se tient vers la porte.

Montrant les prétendants.

Dis-lui qu'il peut venir mendier devant eux,

Sans honte; il ne faut pas qu'un pauvre soit honteux.

EUMEE) prenant le pain et le portant à Ulysse.

Je vais te rassurer et te combler de joie, Vieillard : voici du pain que le maître t'envoie. Il te permet d'aller mendier devant eux , Disant qu'il ne faut pas qu'un pauvre soit honteux.

ULYSSE, mettant le pain dans sa liesace.

C'est un digne jeune homme, Euniée, et je souhaite Qu'il puisse réussir en tout ce qu'il proje!t(>.

U va vers la table, et s'adressînt à Ctésippe, un des prétondants.

Mon ami, vous avez l'œil vif, le teint fleuri;

On reconnail en vous un homme bien nourri ;

Moi, je jeune souvent. — Doiinoz-moi ipiehpie reste.

CTÉSIPPE

Arrière, vagabond !

.A.NTINOUS.

D'où neus \ienl cette peste?

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