‹ Théâtre complet de G. E. Lessing (volume 2)Chapitre 131 sur 138 · SCENE II · texte numérisé non relu

SCENE II

Odoaedo GALOTTI

odoaedo galotti. Encore personne ici?... Bon, je n'en pourrai que mieux me calmer. C'est un bonheur pour moi. Il n'y a rien de plus méprisable qu'une tête effervescente de jeune homme avec des cheveux gris ! Je me le suis assez souvent dit. Et cependant je m'étais laissé jeter hors des gonds, et par qui? Par une femme insensée de jalousie... Qu'a de commun la vertu opprimée avec la fureur du vice? Le tout est que la vertu soit .... Et quant à toi... mon fils, mon fils!... je n'ai jamais pu pleurer et je ne veux pas commencer à l'apprendre... et quant à toi, un autre que moi se chargera de te venger. Tl me sumt que ton meurtrier ne jouisse pas du fruit de son crime... cela le torturera plus que son crime! Quand la société et le dégoût le pousseront de fantaisie en fantaisie, que le regret de n'avoir pas

satisfait cette fantaisie-ci, lui empoisonne la jouissance de toutes les femmes. Dans tous ses rêves, que, devant sa couche , le fiancé sanglant lui amène sa fiancée , et que , lorsqu'il étendra vers lui un bras voluptueux , il entende tout à coup le ricanement infernal et s'éveille...

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