SCÈNE VII
ARIDÉE, PHILOTAS
aridée. Maintenant les messagers sont partis. Us ont mes chevaux les plus rapides, et le camp de ton père est si proche que sous peu d'heures nous pourrons recevoir une réponse.
philotas. Tu es donc, sire, bien impatient d'embrasser ton fils ?
aeidée. Ton père le sera-t-il moins de serrer son fils sur sa poitrine?... Mais laisse- moi, très cher prince, jouir de ta société. Le temps me paraîtra plus rapide, et peut-être d'ailleurs sera-t-il heureux que nous nous connaissions de plus près. Les enfants aimables ont souvent été déjà, des intermédiaires entre des pères divisés. Suis-moi donc dans ma tente, où les meilleurs de mes commandants brûlent d'impatience de te voir, et de t'admirer.
philotas. Des hommes, sire, n'ont que faire d'admirer un enfant. Laisse-moi clone ici. La honte et le dépit feraient de moi une assez déplaisante personne. Et de notre conversation d'ailleurs.-., je ne vois pas ce qu'il pourrait résulter. Je ne sais qu'une chose, c'est que toi et mon père vous êtes en guerre, et que le bon droit, à ce que je crois, est du côté de mon père. Je le crois, sire, et le croirai toujours... quand même tu me pourrais prouver le contraire. Fils et soldat, je n'ai d'autre guide que les lumières de mon père et de mon général.
aeidée. Prince, c'est une preuve de grande intelligence de savoir ainsi déguiser son intelligence. Cependant cela me fait de la peine d'être ainsi hors d'état de me justifier devant toi... Funeste guerre !
philotas. Oui, funeste guerre!... Et malheur à celui qui l'a causée !
aeidée. Prince, prince, souviens toi que c'est ton T. III. 21