SCÈNE II
CREL SEL avec, une feuille de papier écrite, LISE1TE, 1EIEK
lisette. Ah ! voilà cet importun coquin qui vient tout de suite à la traverse. Que le diable emporte le poète !
creùsel. {Songeant et lisant sa poe'sie.) Benèl
péter. C'est Creusel! Non? Enfin la canaille me tombe.
creusel. Bien dit !
lisette. Qu'est-ce? Qu'est-ce que c'est? Péter, où vas-tu ?
péter. Le maroufle m'a acheté, il y a six mois, et je n'en ai pas encore reçu un fenin. Et, ce qui est le plus courrouçant, c'est qu'il a osé mettre mon nom dans une chanson de carrefour. Mettre un honnête marchand ambulant de pâtisseries dans une chanson de carrefour! Laisse-moi. Je tiens enfin le fripon...
creusel. (Réfléchissant toujours.) C'est poétique.
péter. Oui, c'est une friponnerie...
lisette. Péter, Péter, rappelle- toi qu'en ce moment tu es M. le capitaine de Schlag.
péter. Mais je suis aussi le marchand ambulant de pâtisseries, Péter.
lisette. Tu vas ruiner toute la comédie. Ne lui fais rien, laisse-le aller. Tu retrouveras toujours le coquin.
ceettsel. (Toujours réfléchissant.) Cela s'appelle bien composé.
lisette. Sortons. Je veux te faire répéter ailleurs ton rôle.
pétek. Là, là. Il ne perdra rien pour attendre.