‹ Théâtre complet de G. E. LessingChapitre 61 sur 114 · SCENE XVI STALÉNO, ANSELME, PHILTO · texte numérisé non relu

SCENE XVI STALÉNO, ANSELME, PHILTO

staléno. C'est donc vrai que voilà enfin Anselme de retour? Soyez le bienvenu, le bienvenu!

Anselme. Je suis heureux de revoir un vieil et bon ami en bonne santé. Mais je regrette que la première chose que j'aie à lui dire, soit une parole de refus. Philto m'a instruit des bonnes intentions de votre pu- .pille sur ma fille. Sans la connaître, rien qu'à votre considération, je dirais oui, sije n'avais pas auparavant promis ma fille, et, en vérité, au fils d'un excellent ami qui est mort dernièrement en Angleterre. A son lit de mort je lui ai donné de nouveau ma parole que son fils, qui doit être fixé ici, deviendrait le mien. Il m'a laissé par écrit son désir, et ce doit être une de mes premières obligations, de me mettre à la recherche du jeune Léandre, et de lui en donner la nouvelle.

staléno. A qui? Au jeune Léandre? Eh! c'est précisément mon pupille.

anselme. Léandre est votre pupille, Léandre, le fils du vieux Pandolphe?

staléno. Léandre, le fils du vieux Pandolphe, est mon pupille.

axselme. Et c'est précisément ce Léandre que ma fille devait épouser?

stanélo. Lui-même.

axselme. Quel heureux hasard ! Je n'aurais pu mieux souhaiter. Alors , je confirme la parole que Philto vous a donnée en mon nom. Venez, que je voie bientôt ce cher pupille et que j'embrasse ma fille. Ah! si je n'avais pas un fils écervelé, quel homme digne d'envie je pourrais être!

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