SCÈNE XVII MASCARILLE, ANSELME, PHILTO, STALÉNO
mascaellle. Ah! malheur I inexprimable malheur! Où trouver ce pauvre M. Anselme?
Anselme. N'est-ce pas Mascarille? Que dit le coquin?
mascaellle. Ah ! malheur eux père, que vas-tu dire à cette nouvelle?
Anselme. A quelle nouvelle ?
mascarille. Ah ! regrettable Lélio !
Anselme. Eh bien? que lui est-il arrivé?
mascaeille. Ah ! quel triste accident !
Anselme. Mascarille!
mascaeille. Ah! quel tragique événement!
Anselme. Tragique? Ne m«angoisse pas plus longtemps, coquin, et dis-moi ce que c'est...
mascaeille. Ah! monsieur Anselme, votre fils...-
Anselme. Eh bien? mon fils?
mascaellle. Comme je venais lui apprendre votre heureux retour, je le trouvai, les bras étendus, dans un fauteuil...
Anselme. A son dernier souffle peut-être?
mascaellle. Oui , au dernier souffle qu'il faisait rendre à une bouteille de vin de Hongrie. — « Réjouissez-vous, monsieur Lélio, telles furent mes paroles;
aujourd'hui même a eu lieu le retour de votre père, par vous ardemment désiré. » — « Quoi? mon père! » Alors de frayeur la bouteille lui tombe des mains ; elle se brise en morceau, et le reste précieux coule sur le sol poudreux. « Quoi? s'écrie-t-il de nouveau, mon père de retour? Que va-t il m'arriver? » — « Ce que vous avez mérité, lui dis-je. n — Il bondit, s'élance à la fenêtre qui donne sur le canal, l'ouvre violemment...
akselme. Et se précipite...
mascarille. Et regarde quel temps il fait... " Vite, mon poignard!... » Je ne voulais pas lui donner le poignard, parce qu'on a vu de grands malheurs arriver avec un poignard. — « Que voulez-vous faire de ce poignard, monsieur Lélio? » — « Ne me retiens pas, ou... v Ce ou sonna d'une si terrible façon que, de terreur, je lui donnai le poignard. Il le prend, et...
anselme. Et s'ôte la vie?
MASCAEILLE. Et...
anselme. Ah ! malheureux père que je suis !