‹ Théâtre complet de J.-B. Poquelin de MolièreChapitre 115 sur 189 · ACTE II, SCENE V · texte numérisé non relu

ACTE II, SCENE V

die que vous voulez guérir est une feinte maladie. Les médecins ont raisonné là dessus comme il faut , et ils n'ont pas manqué de dire que cela procedoit, qui du cerveau, qui des entrailles, qui de la ratte, qui du foye. Mais il est certain que l'amour en est la véritable cause, et que Lucinde n'a trouvé cette maladie que pour se délivrer d'un mariage dont elle estoit importunée. Mais, de crainte qu'on ne nous voye ensemble , retironsnous d'icy, et je vous diray en marchant ce que je souhaite de vous.

Sganarelle.

Allons, Monsieur : vous m'avez donné pour vostre amour une tendresse qui n'est pas concevable, et j'y perdray toute ma médecine, ou la malade crèvera, ou bien elle sera à vous.

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