H ALI
Quoy?
Adraste.
N'entens-tu plus rien ?
Hali.
Non.
[D. Pedre est derrière eux qui les écoute.) Adraste.
Quoy! tous nos efforts ne pourront obtenir que je parle un moment à cette aimable Grecque, et ce jaloux maudit, ce traître de Sicilien, me fermera toujours tout accès auprès d'elle ? Hali.
Je voudrois de bon cœur que le diable l'eust emporté, pour la fatigue qu'il nous donne, le fâcheux, le bourreau qu'il est ' Ah ! si nous le tenions icy, que je prendrois de joye à vanger sur son dos
tous les pas inutiles que sa jalousie nous fait faire!
ADRAbTE.
Si faut-il bien pourtant trouver quelque moyen, quelque invention , quelque ruse , pour attraper nostre brutal; j'y suis trop engagé pour en avoir le démenty, et, quand j'y devrois employer... Hali.
Monsieur, je ne sçay pas ce que cela veut dire, mais la porte est ouverte, et, si vous le voulez , j'entreray doucement pour découvrir d'où cela vient.
(D. Pedre se retire sur sa porte.) Adraste.
Oûy, fais, mais sans faire de bruit. Je ne m'éloigne pas de toy. Plût au Ciel que ce fût la charmante Isidore !
D. Pedre, luy donnant sur la joue.
Qui va là?
Hali , luy en faisant de mesme.
Amy.
D. Pedre.
Hola ! Francisque, Dominique, Simon, Martin, Pierre, Thomas, Georges, Charles, Barthélémy! allons, promptement, mon epée, ma rondache, ma halebarde , mes pistolets, mes mousquetons, mes fuzilz î Viste, dépeschez! Allons, tuë, point de quartier.