‹ Théâtre complet de J.-B. Poquelin de MolièreChapitre 177 sur 189 · SCENE XI. ^ 3oi · texte numérisé non relu

SCENE XI. ^ 3oi

Isidore.

Tout cela sent la nation, et toujours messieurs les François ont un fonds de galanterie qui se répand par tout.

Adraste.

On ne se trompe guère à ces sortes de choses, et vous avez l'esprit trop éclairé pour ne pas voir de quelle source partent les choses qu'on vous dit. Oûy, quand Alexandre seroit icy, et que ce seroit vostre amant, je ne pourrois m'empescher de vous dire que je n'ay rien veu de si beau que ce que je vois maintenant, et que...

D. Pedre.

Seigneur François, vous ne devriez pas, ce me semble , parler : cela vous détourne de vostre ouvrage.

Adraste.

Ah ! point du tout. J'ay toujours de coutume de parler quand je peins; et il est besoin, dans ces choses, d'un peu de conversation pour réveiller l'esprit et tenir les visages dans la gayeté nécessaire aux personnes que l'on veut peindre.

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