‹ Théâtre complet de J.-B. Poquelin de MolièreChapitre 180 sur 189 · SCENE XIII · texte numérisé non relu

SCENE XIII

D. PEDRE, ISIDORE.

Isidore.

Qu'en dites-vous? Ce gentilhomme me paroist le plus civil du monde; et l'on doit demeurer d'accord que les François ont quelque chose en eux de polj, de galant, que n'ont point les autres nations.

D. Pedre.

Oùy; mais ils ont cela de mauvais qu'ils s'émancipent un peu trop, et s'attachent en étourdis à conter des fleurettes à tout ce qu'ils rencontrent. Isidore.

C'est qu'ils sçavent qu'on plaist aux dames par ces choses.

D. Pedre.

Oùy; mais, s'ils plaisent aux dames, ils déplaisent fort aux messieurs; et l'on n'est point bien aise de voir, sur sa moustache, cajoler hardiment sa femme ou sa maîtresse.

Isidore.

Ce qu'ils en font n'est que par jeu.

Molière. IV. . - Sg

3o-6 LE SICILIEN.

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