MARTINE, SEULE
Va, quelque mine que je fasse, je n'oublie pas mon ressentiment, et je brûle en moy-mesme de trouver les moyens de te punir des coups que tu me donnes. Je sçay bien qu'une femme a toujours dans les mains dequoy se vanger d'un mary; mais c'est une punition trop délicate pour mon pendart. Je veux une vangeance qui se fasse un peu mieux sentir, et ce n'est pas contentement pour l'injure que j'ay receuë.