ACTE III, scLnk V. tia
ITestce point à tos yeux on spectacle assez doux Que la veuve d'Hector pleurant à vos genoux ? Je ne vieiis point ici , par de jalouses larmes , Yoa»enYiar un cœur qui se rend à vos charmes. Par une main cruelle , hélas ! j'ai vu percer Le seul où mes regards prétendaient s'adresser. Ma flamme par Hector fut jadis allumée ; Avec loi dans la tombe efie s'est enfermée. Mais il me reste un fils. Vous saurez qudque jour, Madame , pour un fils jusqu'où va notreamour : Mais vous oe saurez pas, d& moins je le souhaite , En qod tronlde mortel son intérèl nous jette , Lorsque de tant de biens qui pouvaient nous llatter C'est le seul qui nous reste, et qu'on veut nous l'ôter. Hâas I lorsque, lassés de dix ans de misère , Les Troyens en courroux menaçaient votre mère , J'sâ su de mon Hector lui procurer l'appui : Vous pouvez sur Pyrrhus ce que j'ai pu sur loi. Que craint-on d'un enfant qui survit à sa perte? Laissez-moi le cacher en quelque Ile déserte : Sur les soins de sa mère on peut s'en assurer; Et mon fils avec moi n'apprendra qu'à pleuosr.
HEBHIONB.
Je conçois vos douleurs : mais un devoir austère , Quand mon père a parlé , m'ordonne de me taire; C'est lui qui de Pyrrhus fait agir le courroux. S'a faut fléchir Pyrrhus, qui le peut mieux que vous? Vos yeux assez longtemps ont régné sur son âme. Faites-le prononcer ; j'y souscrirai , madame.