ACTE IV, SCÈNE Vï
Je leur a! commandé de caclier mon injure;
J^attendais en secret le retour d*un parjure ;
J'ai cra que tùt ou tard , à ton devoir rendu ,
Tu me rapporterais un cœur qui m'était dû.
Je f aimais inconstant; qu*aurais-je fait fidèle?
Et même , en ce moment , où ta bouche cruelle
Vient si tranquillement m'annoncer le trépas,
Ingrat , je doute encor si je ne t*aime pas.
Mais y seigneur, s'il le faut , si le ciel en colère
Réserve à d'autres yeux la gloire de vous plaire ,
Achevez votre hymen , j'y consens ; mais , du moins ,
Ne forcez pas mes yeux d'en être les témoins
Poar la dernière fois je vous parle peutrètre ;
BiCTérez-le d'un jour, demain vous serez maître...
Yoas ne répondez point?. . . Perfide ! je le voi , l
Tu comptes les moments que tu perds avec moi. \ / '^ ^"7 S>
Ton cœur, impatient de revoir ta Troyenne , '
Ne souffre qu'à r^et qu'une autre t'entretienne :
Ta lui parles du cœur, tu la cherches des yeux.
Je ne te retiens plus, sauve-toi de ces lieux :
Va loi jurer la foi que tu m'avais jurée ;
Va profaner des dieux la majesté sacrée.
Ces dieux , ces justes dieux n'auront pas oublié
Que les mêmes serments avec moi t'ont lié.
Porte au pied des autels ce cœur qui m'abandonne;
Va,coars : mais crains encor d'y trouver Hermione.