‹ Théâtre complet de J. RacineChapitre 175 sur 716 · BELLE · texte numérisé non relu

BELLE

Ah ! monsieur, je vous crois.

OANDIIf.

Dis-nous : à qui veux-tu faire perdre la cause?

ISABELLE

A personne.

DANIMM.

Pour toi je ferai tonte chose.

Parle donc.

ISABELLE

Je vous ai trop d'obligation.

DANOIN.

N'avez-voos jamais vu. donner la question?

ISABELLE

Non ; et ne le verrai , que je crois , de ma vie.

DANDIN

Venez , je vous en veux faire passer l'envie.

ISABELLE

Hé monsieur! peut-on voir souf&ir des malheureux?

DANDIN

Bon ! cda fait toujours passer une heure ou deux.

CBICANEAn.

Monsieur, je viens ici pour vous dire...

LÉARDRE.

Mon père , Je vous vais en deux mots dire toute raffaire. Cest pour un mariage. Et vous saurez d'abord Qu'il ne tient plus qu'à vous , et que tout est d'accord. La fille le veut bien ; son amant le respire : Ce que la fille veut , le père le désire. C'est à TOUS de juger.

DANDIN , se rasseyaot.

Mariez au plus tôt -.

Dès demain si l'on veut ; aujourd'hui , s'il le faut

LéANDRE.

Mademoiselle , allons , voUà votre beau-père ; ikdueai-le.

CBtC\MJk\).-

Comment !

Il» LF^ PLAIDEURS.

Quel est donc ee mysIèM?

liai!— g.

Ce que TOUS aves dit «e faiide poîDl ea poiBl.

Puisque je Fai jngft, je B*eo

anCARBàu.

on ne dtmiie pas Doe fiDe sans die.

Sans doole ; et f en croirai la dmmaaie IsabeD».

GBfCAHE&II.

Es-tu muette? Allons, c*est à toi de parler. Parle.

Bàinxe.

Je n'oee pas, non père, ea appeler.

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