‹ Théâtre complet de J. RacineChapitre 196 sur 716 · ACTE 111, SCÈNE IV. ^iU · texte numérisé non relu

ACTE 111, SCÈNE IV. ^iU

Par vouâ-inéine aujourd'hui ne peut être afTaiblie; Kt, s'il m'écoute encor^ madame, sa bouté Vous en fera bientôt perdre la volonté. J'ai commenGé , je vais poursuivre mon ouvrage.

SCÈJNE IV.

A6RIPPIN£,ALBn9£.

ALBINE

Dans quel emportement la douleur vous engage, Madame ! L'empereur pnisse-t-il Pignorer !

AGRIPPINE

Ah ! lui-même à mes yeux pnisse-t-il se montrer !

ALBINE

Madame , au nom des dieux , cachez votre colère. Quoi ! pour les intérêts de la sœur ou du frère , Faut-il sacrifier le repos de vos jours ? CoDtralndrez-vous César jusque dans ses amours?

AGRIPPIlfB.

Quoi I tu ne vois donc pas jusqu'où l'on me ravale , AltMne ? C'est à moi qu'on donne une rivale. ~ Bientôt , si je ne romps ce funeste tien , Ma place est occupée , et je ne suis {dus rien. Jusqu'ici d'un vain titre Octavie honorée. Inutile à la cour, en était ignorée :

Les grâces , les honneurs par moi seule versés , M'attiraient des mortels les vœux intéressés. Une autre, de César a surpris la tendresse; Elle aura le pouvoir d'épouse et de maîtresse ; Le fruit de tant de soins , la pompe des Césars , Tout deviendra le prix d'un seul de ses regards. Que dis-je ? l'on m'évite , et, déjà délaissée. . . Ah ! je ne puis , Albine , en souffrir la pensée. Quand je devrais du ciel liAter l'arrêt fatal , Néron , l'ingrat Néron... Mais voici son rival.

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