‹ Théâtre complet de J. RacineChapitre 200 sur 716 · NÉRON, BRITANNICUS, JUNIE · texte numérisé non relu

NÉRON, BRITANNICUS, JUNIE

N^on.

Prince , contimiex des transports si eharmants. Je conçois vos bontés par ses remerctments , Madame; à vos genoux je viens de le sorpraidre. Mais il aurait aussi quelque grâce à me rôidre ; Ce lieu le favorise , et je vous y retiens^ Pour hii faciliter de si doux eotretiens.

BaiTAMNlCOS.

Je puis mettre à ses pieds ma douleur on ma joie Partout où sa bonté consent que je la voie; Et l'aspect de ces lieux où vous la retenez N'a rien dont mes regards doivent être étonnés.

Et que vous montrent-ils qui ne vous avertisse Qu'a faut qu'on me respecte et que l'on m'obéisse?

Ils ne nous ont pas vu l'un et l'autre âever. Moi pour vous obéir, et vous pour me braver ; Et ne s'attendaient pas , lorsqu'ils nous virent naître , Qu'un jour Domitius me dût parler en maître.

Ainsi par le destin nos vceux sont traversés ; J'obéissais alors , et viHis obéisses.

Si vous n'avez appris à vous laisser conduire. Vous êtes jeune encore, et l'on peut vous instruire.

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