TITUS. PAULIN
PAULIN
Dans quel dessein vient-elle de sortir.
Seigneur? Est-elle enfin disposée à partir?
TITDS.
PauKn , jesuis perdu ! je tf y pourrai survivre , La reine veut mourir. Allons , il faut la suivre. Courons à son secours.
PAULIN
Hé quoi I n'avez- vous pas Ordonné dès tantôt qu'on observe ses pas.' Ses femmes , à toute heure autour d'elle empressées , Sauront la détourner de ces tristes pensées. Non , non y ne craignez rien. Voilà les plus grands coups. Seigneur ; continuez , la victoire est à vous. Je sais que sans pitié vous n'avez pu l'entendre ; Moi-même en la voyant je n'ai pu m'en défendre. jMais r^ardez plus loin : songez, en ce malheur , Quelle gloire va suivre un moment de douleur. Quels applaudissements l'univers vous prépare , Quel rang dans l'a venir...
316 BÉRÉNICE
» TITUS
pion ; je suis un Itarbare.
Moi-même je me hais. Néron , tant détesté , M'a point à cet excès poussé sa cruauté. Je ne souffrirai p<Nnt que Bérénice expire. Allons , Rome en dira ce qu'elle en roudra dire.
PAVUN.
Quoi, seigneur !
TiTI».
Je ne sais Paulin, ce que je dis»
L'excès de ma douleur accable mes esprits.
PAULIN
Ne troublez point le cours de Totre renommée : Déjà de vos adieux la nouvelle est semée ; Rome, qui gémissait , triomphe avec raison; Tous les temples ouverts fument en votre nom; Lt le peuple , élevant vos vertus jusqu'aux nues , Va partout de hiuriers couronner vos statues.
TITUS
JAli Rome ! Ah Bérénice I Ah prince malheureux ! Il'ourquoi Huis-je empereur? pourquoi suis-je amoureui?