ACTE I, SCÊ.NK I. 33t
me suivraient encore avec plaisir, iattraieut la voix de leur vizir?
osum.
ombat réglera leur conduite :
sultan la victoire ou la fuite, st , seigneur, ils marchent sous ses U)i8 , [lir le bruit de leurs exploits :
t point l'honneur de tant d'années, uccès dépend des destinées, jnurat , secondant leur grand cœur, e Babylone est déclaré vainqueur, i soumis rapporter dansByzance [le aveugle et basse obéissance -.
combat le destin plus puissant ilque affront son empire naissant, »utez point que , fiers de sa disgrAoe j itôt ils ne joignent l'audace, it , seigneur, la perte du combat •et du ciel qui réprouve Amurat.
il en faut croire la renommée , s mois fladt partir de rarmée irgéde quelque ordre secret, interdit tremblait pour Bajazet :
u' Amurat, par un ordre sévère , lander la tète de son frère.
AGOMAT.
essein. Cet esclave est venu :
n ordre ; et n'a rien obtenu .
OSMIN
r I le sultan reverra san visage , )s respects il lui porte ce gage?
ACOMAT
est plus : un ordre , cher Osmin , iter dans le fond de l'Euxin.
OSMIN
, surpris d'une trop longue absence, bientôt la canse et la vengeance, irez-voos ?
ACOMAT
Peut-être avant ce tenipi^ iiy»er de soins plus importants.
Je sais bien qu'Amont a juré ma ruine r Je sais à son retonr i^accueil qu*ii me destine. Tu Yois y pour m'arracher du cœur de ses soldats , Qu'il Ta chercher sans moi les sièges i^les combats; 11 commande raimée; A moi , dans une ville , Il me laisse exercer im pouvoir inutile. Quel emploi , qud séjour, Osmin, pour un vizir! Mab j'ai plus dignement employé ce loisir : J'ai su lui préparer des craintes et des veilles ; Et le bruit en ira bientôt à ses oreilles.
OSMUf.
Quoi donc?qu'avex-vous fait?
AOOHÀT.
J*espère qu'aiijounrhui Bajazet se déclare , et Roxane avec lui.
osmif. Quoi ! Roxane , seigneur, qu*Amurat a choisie Entre tant de beautés dont l'Europe et l'Asie Dépeuplent leurs États et remplissent sa cour ? Car on dit qu'elle seule a fixé son amour; Et même il a voulu que l'heureuse Koxane , Avant qu'elle eût un fils, prit le nom de sultane.
AGOMAT.
Il a fiût plus pour die, Osmin : iia voulu
Qu'elle eût dans son absence un pouvoir absolu.
Tu sais de nos sultans les rigueurs ordinaires :
Le Trère rarement laisse jouir ses frères
De l'honneur dangereux d'être sortis d'un sang
Qui les a de trop près approchés de son rang.
L'imbécile Ibrahim , sans craindre sa naissance ,
Traîne, exempt de péril , une éternelle enfance :
Indigne également de vivre et de mourir,
On l'abandonne aux mains qui daignent le nourri*'.
L'autre , trop redoutable, et trop digne d'envie ,
Voit sans cesse Amurat armé contre sa vie.
Car enfin Bajazet dédaigna de tout temps
La moUe oisiveté des enfants des sultans :
11 vint chercher la guerre au sortir de l'enfance ,
£t même en fit sous moi la noble expérience.
Toi-même tu l'as vu courir dans les combats ,
Emporter après lui tous les cœurs des soldais,