ACTE ni, SCÈNE IV
Les dieux sont trop payés du sang de Ménécée; Elt le sang d'un héros , auprès des iminortels , Vaut seul plus que cékii de mille crimiuels.
lOGASTB.
Conaaissez mieux du ciel la Teugeanee fatale. Toujours à ma douleur il met quelipie intervalle t Mais y hélas ! quand sa main semble me secourir, C'est alors qu'il s'apprête à me faire périr. Il a mis, cette nuit, quelque fin à mes larmes, Afin qu'à mon réTeU je Tisse tout en armes. S'il me flatte aussitôt de quelque espoir de paix , Un orade cruel me l'ôte pour jamais.
Il m'amène mon fils ; il veut que je le voie : Mais 9 hélas! combien cher me vend-il cette joiel Ce fils est insensible et ne m'écoute pas; Et soudain il me Tdte , et l'engage aux combats. Ainsi , toujours cruel, et toujours en colère, Il feint de s'apaiser, et devient plus sévère ; n^i'interrompt ses coups que pour les redoubler. Et retire son bras pour me mieux accabler.
ANTIGONE
Madame, espérons tout de oe dernier miracle.
JOGASTE.
La haine de mes fils est un trop grand obstacle Polynice endurci n'écoute que ses droiU : Du peuple et de Créon l'autre écoute la voix ; Oui, du l&che Créon. Cette âme intéressée Nous ravit tout le fruit du sang de Ménécée : En vain pour nous sauver ce grand prince se perd, Le père nous nuit plus que le fils ne nous sert. De deux jeunes héros cet infidèle père...
ANTIGOIIE.
Ah! le voici , madame , avec le roi mon frère.