ACTE I , SCfcNE n. 3ai
Je TOI18 Tis , je formai le dessein d'être à tous ,
Quand vos channes naissants , inconnus à mon pS^m,
M'avaient encorparu qu'aux yeux de votre mère?
Ah ! fii y par mon devoir forcé de vous quitter.
Tout moB amour alors ne put pas éclater.
Ne TOUS souvient-il plus, sans compter tout le reste ,
Combien je me plaignis de ce devoir funeste ?
Ne vous souvient-il plus, en quittant vos beaux yeux ,
Quelle vive douleur attendrit mes adieux?
Je m'en souviens tout seul : avouez-le, madame.
Je vous rappelle un songe cfTacé de votre âme.
Tandis que , loin de vous , sans espoir de retour.
Je nourrissais encore un malheureux amour,
Contente , et résolue à Thymen de mon père ,
Tous les malheurs du fils ne vous affligeaient guère.
MONIBfE.
Hélas!
XIFHARÈS.
Avez- VOUS plaint un mcmiént mes ennois ?
MONllIE.
Prince... n'abusez pc^t de Fétat où je suis.
XIPBARÈS.
En abuser, oh ciel! quand je cours vous défendre , Sans vous demander rien, sans oser rien prétendre; Que vous dirai-je enfin? lorsque je vous promets l>e vous mettre en état de ne me voir jamais I
MORIHE.
C'est me promettre plus que vous ne saïuîez foire.
XIPHARÈS
Quoi I malgré mes serments , vous croyez le contraire?
Vous croyez qu'abusant de mon autorité,
Je prétends attenter à votre liberté?
On vient , madame , on vient : «pUquez-vous , de grâce ;
Un mot.
MONIIIB.
Défendez-moi des fureurs de Pharnace :
Pour me fidre, seigneur, consentir à vous voir. Vous n'aurez pas besoin d'un injuste pouvoir.
XlPHiOlès.
Ah madame!
MONIHE.
i^eigneur, vous voyex votre frère.
304 MITHRIDATE