‹ Théâtre complet de J. RacineChapitre 327 sur 716 · SCÈNE m · texte numérisé non relu

SCÈNE m

MONIMJBI, PUARMACE, XIPHARÈS.

PnARNACE.

Jusques à quand, inadaipe, attendrez- vous mon |ière? Des témoins de sa mort viennent à tous moments Condamner votre doute et vos retardemeiits. Venez, fuyez Faspect de ce climat sauvage , Qui ne pade à vos yeux que d'un triste esclavage. Un peuple obéissant vous attend à genoux Sous un ciel plus heureux et plus digne de vous : Le Pont vous reconnatt dès longtemps pour Sa reine ; Vous en portez encor la marque souveraine , Et ce bandeau royal Ait mis sur votre front Conmie un gage assuré de Fempire de Pont. Maître de cet État que mon père me laisse. Madame , c*est à moi d'accomplir sa promesse. Mais il fout, croyez-moi, sans attendre plus tard. Ainsi que notre hymen presser notre départ; Nos intérêts communs et mon cceur le demandent Prêts à vous recevoir, mes vaisseaux vous attendent; Et du pied de Tautel vous y pouvez monter, Souveraine des mers qui vous doivent porter.

MOKIME.

Seigneur, tant de bontés ont lieu de me confondre. Mais , puisque le temps presse , et qu'il faut vous répondre Puis-je , laissant la feinte et les déguisements , Vous découvrir ici mes secrets sentiments?

PHARNACE

Vous pouvez tout

■ONIHE.

Je crois que je vous suis connue.

Éphèse est mou pays : nuiis je suis descendue D*aïeux , ou rois , seigneur, ou héros qu'antrefois Leur vertu , chez les Grecs , mit au-4et8us des rois. Mithridate me vit; Éphèse , et l'Ionie , A son heureux empire était alors unie : Il daigna m'envoyer ce gage de sa foi. Ce fut pour ma famille une suprême loi : Il fallut obéir. Esclave couronnée.

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