ACTE II, $OÈN£ I. 34 f
Laisse , sans falanner , ton amant sur sa foi. Penses-tu mériter qu'on se perde ponr toi ? Peut-être Biyazet ^ secondant ton enyie , Plus que tu ne Tondras aura soin de sa fie.
ZAÏRE
Âh I dans quels soins , madame , allez-Tous tous plonger?
Toujours aTant le temps faut-il vous affliger ?
Vous n'en pouvez douter , Bajazet tous adore :
Suspendez ou cachez l'ennui tpii vous dévore ;
N'allez point par vos pleurs déclarer vos amours.
La main qui l'a sauvé le sauvera toujours ,
Pourvu qu'entretenue en son erreur fatale
Roxane jusqu'au bout ignore sa rivale.
Venez en d'autres lieux renfermer vos regrets ,
Et de leur entrevue attendre le succès.
ATALIDE
Lh bien , Zaïre, allons. Et toi , si ta justice De deux jeunes amants veut punir l'artifice , O del , si notre amour est condamné de toi , Je suis la plus coupable, épuise tout sur moi.