‹ Théâtre complet de J. RacineChapitre 398 sur 716 · SCÈNE IIL · texte numérisé non relu

SCÈNE IIL

BAJâZET , ACOMAT.

ACOMAT

Sdgneur, qu*ai-Je entendu? Quelle surprise extrême 1 Qu*aUez*vous devenir? que deviens-je moi-môme? D'où naît ce changement? qui dois-je en aeeuser? Oh deU

n ne faut point id tous abuser.

Roxane est offensée , et court à la vengeance : Un obstade étemd rompt notre intelligence. Vizir , songez à vous , je vous en averti ; Et , sans compter sur moi , prenez votre parti.

ACOMAT

Quoi !

Vous et vos amis, cherchez quelque retraite. Je sais dans quels périls mon amitié vous jette ; Et j'espérais un jour vous mieux récompenser. Mais , c'en est fait , vous dis-je , fl n'y faut plus pwaer-

ACOVAT.

Et quel est donc , seigneur , cet obstade mvindble? Tantôt dans le sérail j'ai laissé tout paisible : Quelle fureur saisit votre esprit et le sien ?

Elle veut , Acomat, que je l'épouse.

ACOMAT

Eh bien!

L'usage des sultans à ses vceux est contraire ; Mais cet usage enfin , est-ce une loi sévère , Qu'aux dépens de vos jours vous deviez observer ? La plus sainte des lois , ah î c'est de vous sauver. Et d'arracher, seigneur, d'une mort manifeste Le sang des Ottomans , dont vous faites le reste.

Ce reste malheureux serait trop acheté, S'il faut le conserver par une lâcheté.

ACOMAT

Et pourquoi vous en faire une image si noire ?

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