SCÈNE H
MOmME,XlPHARÈS.
■QNUIfi.
Seigneur, je Tiens à tous : car enfin, aujourd'hui , Si tous m'abandonnez , quel sera mon appui ? Sans parents, sans amis , désolée et craintiTe , Reine longtemps de nom , mais en effet captiTe, Et TeuTe maintenant sans aToir eu d'époux , Sdgneur , de mes malheurs ce sont là les plus doux. Je tremble à tous nommer l'ennemi qui m'opprime : J'espère toutefois qu'un coeur si magnanime Ne sacrifiora point ks pleurs des malheureux Aux intérêts du sang qui tous unit tous deux. Vous doTez à ces mots reconnaître Phamace. Cest lui , seigneur , c'est lui dont la coupable audace Vent , la force à la main , m'attacher à son sort Par un hymen pour moi plus cruel que la mort. Sous quel astre ennemi fiiut-il que je sois née! Au joug d'un autre hymen sans amour destinée , A pehie je suis libre et goûte quelque paix , Qu'il faut que je me liTre à tout ce que je hais. Peut-être je dcTrais , plus humble en ma misère , Me souTaiir du moins que je parle à son frère : Mais , soit raison , destin , soit que ma haine en lui Confonde les Romains dont il cherche l'appui , Jamais hymen formé sous le plus noir auspice De l'hymen que je crains n'égala le supplice. Et si Monime en pleurs ne tous peut émouToir , Si je n'ai plus pour moi que mon seul désespoir ; Au pied du même autel où je suis attendue , Sdgueux, TOUS me Terrez , à moi-même rendue , Percer ce triste cœur qu'on Teut tyranniser. Et dont jamais encor je n'ai pu disposer.
m BOTHBmàTE.
XIFHABte.
madame , assure^Tous à» mon obéteanoe ; Vous aw dans ces lieux mie entière paissanoe : Phaniace ira, flTfl veut , se faire craindre aiHem». Mais TOUS ne savez |nis encor tous tos malhenrs.
■ONIMB.
Hé I (fud nouTean malheur peut afitiger Monime , Seigneur?
UPHÀRiS.
Si vous aimer c'est faire un si grand crime , Pliamaoe n'en est pas seul coupable aiûourd'hui ; Et je suis mille fois plus criminel que lui.
MOmHB.
Vousl
XIPHARÈS
Mettez ce malheur an rang des plus Ainesles ; Attestez, s'fl le faut, les puissances oâestes Contre un sang malheureux, né pour vous tourmenter, Père, enfimts, animés à tous persécuter : Mais , avec quelque ennui que tous puissiez apprendre Cet amour criminel qui Tient de tous surprendre , Jamais tous tos malheurs ne sauraient approcher JDes maux que j'ai soufferte en le Tonlant cacher. Ne croyez point pourtant que , semblable à Pbamace, Je TOUS serre acqourd'hui pour me mettre en sa place ; Vous Tonlez èlre à tous , j'en ai donné ma foi , Et TOUS ne dépendrez ni de lui ni de moi. Mais , quand je tous aurai pldnement satisfaite , En qnds lieux STez-Tous choisi Totre retraite? Sera-ce l<rin, madame, ou près de mes Étete? Me sera-t«il permis d'y conduire tos pas ? Verrez-Tous d'un même ceil le crime et finnocence? En fuyant mon rîTal, fuirez-Tous ma présence? Pour prix d'aToir si bien secondé tos souhaits , Faudra-t-fl me résoudre à ne tous Toir jamais?
■ONWE.
Ah I que m'apprenez-Tous !
XIPBARès.
Hé qofA I belle Moiilme, Si le temps peut donner quelque droit légitime , Faut-il vous dire Id que le premier de tous