‹ Théâtre complet de J. RacineChapitre 442 sur 716 · ACTE V, SCÈNE IV · texte numérisé non relu

ACTE V, SCÈNE IV

. silence témoiii de mon trouble caché :

la reflél de Toe soins et ma gloire étaient proches ,

18 mon eœor interdit se faisait de ireprodies.

t dd y qui m'entendait » sait bien qu'en même temps

ne m'arrêtais pas à des tokol Impuissants;

si reffet enfin , suivant mon espérance,

it oaTert un cliamp libre à ma reconnaissance ,

Mirais , par tant d'honneurs , par tant de dignités ,

mtenté TOtre orgueil et payé tos bontés ,

le vous-même peut-être...

ROXANE

Et que pourrais-tu faire ?

jis l'ofiDre de tim cœur, par oti peux-tu me plaire? aéls seraient de tes vœux les inutiles firuits? e te souTientU plus de tout ce que je suis? attresse du sérail , ari)itre de ta Tîe^ t même de Fétat qu'Amurat me confie , Ddtane» et , ce qu'en vain j'ai cru trouver en toi , ïuveraine d'un cœur qui n'eût aimé que moi : ans ce comble de croire où je suis arrivée,

quel indigne honneur m'avais-tu réservée ? ralnerais-je en ces lieux un sort infortuné , U rebut d'un ingnU que j'aurais couronné , e mon rang descendue, à mille autres égale , 11 la première esclave enfin de ma rivale?

Laissons ces vains discours ; et , sans m'importuner, our la dernière fois, veux-tu vivre et régner? 'ai l'ordre d'Anmrat , et je puis f y soustraire, [ais tu n'as qu'un moment : parle.

Que faut-il faire?

ROXANE

la rivale est ici : suis-moi sans différer ; )ans les mains des muets viens la voir expirer ; i;t , libre d'un amour à ta gloire funeste , ^iens m'engager ta foi ; le temps fera le reste. Ta grftce est à ce prix, si tu veux l'obtenir.

le ne l'accepterais que pour vous en punir ; lîue pour faire éclater aux yeux de tout l'empire L'Iiorreur et le mépris que cette offre m'inspire.

MaU à quelle fureur me laissant eni|iorler Contre ses tristes jours Yai»je vous initer ! De mes emportements die n*e8t point eompliee. Ni de mon amour même et de mon ujustioe : Loin de me retemr par des consetls jaloux » Elle me conjurait de me donner à tous. En un mot y séparoE ses yertus de mon crime. Poursuivez , s'il le faut , tm courroux légitime ; Aux ordres d'Amurat h&tez-Tons d'obéir : Mais laissez-moi du moins mourir sans tous haïr. Amurat avec moi ne l*a point condamnée : Épargnez une vie assez infortunée.

Ajoutez cette grAce k tant d'autres boutés , Madame ; et si jamais je vous fus cher.. .

ROXAICB.

Sortez.

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