ACTE V, SCHNE XI. zs
Transportés à la fois de douleur et de rage , Nos bras impatients ont puni son forfait , £t Tengé dans son sang la mort de Bajazet.
ATALIDE
Bajazet I
ACOMAT
Que dis-tu?
OSMIN
Bajazet est sans vie. .
L'ignoriez-Tous?
ATAUDE.
Ohdel!
OSHlïf.
Son anumie ^ furie, Près de ces lieux , seigneur, craignant rotro secours , Avait au na»d fiital abandonné ses jours. Moi-même des ol^jets j'ai tu le plus funeste , Et de sa Yie en vain j'ai cherché quelque reste; Bajazet était mcHt. Mous ravons rencontré De morts et de mourants noblement entouré , Que , vengeant sa défoite , et cédant sous le nomlire , Ce héros a forcés d'accompagner son ombre. Mais, puisque c'en est fait, seigneur, songeons à nous.
AOOMAT.
Ah ! destins ennemis, où jne réduisez- vous ? Je sais en Bajazet la perte que vous fiûtes y Madame ; je sais trop qu'en l'état où vous êtes * 1 1 ne m'appartient point de vous offlrir l'appui De quelques malheureux qui n'espéraient qu'en lui t Saisi , désespéré d'une mort qui m'accable , Je vais , non point sauver cette tète coupable , Mais y redevable aux 8<^ns de mes tristes amis , Défendre jusqu'au bout leurs jours qu'ils m'ont commis. Pour vous , si vous vouiez qu'en quelque autre contrée Nous allions confier votre tête saciée , Madame, consultez : maîtres de ce palais. Mes fidèles amis attendront vos souhaits ; Et moi , pour ne point perdre un temps si salutaire , Je cours où ma présence est encor nécessaire , Et, jusqu'au pied des murs que la mer vient laver, Sur mes vaisseaux tout prêts je viens vous retrouver.