SCÈNE m
AGâMEMNON , ULYSSE.
ULYSSE
Seigneur , vous entendez. Quelque prix qu'il en coûte , Il veut voler à Troie et poursuivre sa route. Nous craignions son amour : et lui-même aujourd'hui Par une heureuse erreur nous arme contre lui.
ACÀMEMH0N«
Hélas I
DLTSSE.
De ce soupir que faut-il que j'augure ? Du sang qui se révolte est-ce quelque murmure ? Croirai-je qu'une nuit a pu vous ébranler ? Est-ce donc votre cœur qui vient de nous parler? Songez-y ; vous devez votre fille à la Grèce : Vous nous l'avez promise; et , sur cette promesse , Calchas , par tous les Grecs consulté chaque jour , Leur a prédit des vents l'infaillible retour. A ses prédictions si l'effet est contraûe , Pensez-vous que Calchas amtinue à se taire ; Que ses plaintes , qu'en vain vous voudrez apaiser , Laissent mentir les dieux sans vous en accuser? Et qui sait ce qu'aux Grecs, frustrés de leur TicUiue , Peut permettre un courroux qu'ils croiront légitime?