‹ Théâtre complet de J. RacineChapitre 512 sur 716 · SCÈNE I · texte numérisé non relu

SCÈNE I

ÉRIPHILE, DORIS

DORIS

Ail ! que me dites-vous? Quelle étrange manie Vous peut fiiire envier le sort d'Iphigénie ? Dans une heure elle expire. Et jamais , dites-vous ^ Vos yeux de son bonheur ne furent plus jaloux. Qui le croira , madame ? Et quel cœur si Êirouche...

ÉRIPmLE.

Jamais rien de plus vrai n'est sorti de ma bouche ;

Jamais de tant de soins mon esprit agité

Ne porta plus d'envie à sa félicité.

Favorables périls ! espérance inutile !

n'as-tu pas vu sa gloire et le troi]d)le d'Achille P

J'en ai vu , j'en ai M les signes trop certains.

Ce héros , si terrible au reste des humains.

Qui ne connaît de pleurs que ceux qu'il fait répandre ,

Qui s'endurcit contre eux dès l'âge le plus tendre.

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