‹ Théâtre complet de J. RacineChapitre 550 sur 716 · HIPPOLYTE, ARICIE,1SM£NE · texte numérisé non relu

HIPPOLYTE, ARICIE,1SM£NE

BIPPOLTTE.

^ Madame , ayant que de i>arUr, J*ai cru de yoU^ sort tous devoir avertir. Mon père ne vit plus. Ma juste défiance Présageait les raisons de sa trop longue absence . «

La mort seule , bornant ses travaux éclatants , Pouvait à l'univers le cacher si longtemps. Les dieux livrent enfin à la Parque homicide . J2>->

L'ami , le compagnon , le successeur d'Aldde-^JL^^-A^***'*'^^ Je crois que votre haine , épargnant ses vertus , Écoute sans régnât ces noms qui lui sont dus. Un espoir adoucit ma tristesse mortelle : Je puis vous affranchir d'une austère tutelle ; Je révoque des lois dont j*ai plaint la rigueur. Vous pouvez disposer de vous , de votre coeur ; Et dans cette Trézène , aujourd'hui mon partage , De mon aïeul Pitthée autrefois l'héritage , Qui m'a sans balancer reconnu pour son roi , Je vous laisse aussi libre et plus libre que moi.

ARICIE

Modérez des bontés dont Texcès m'embarrasse. D'un scmi si généreux honorer ma disgrâce y Seigneur, c'est me ranger, plus que vous ne pensf/ , Sous ces austères lois dont vous me dispensez.

HIPPOLYTE

Du choix d*un successeur Athènes incertaine Parle de vous , me nomme, et le fils de la reine.

ARICIE

De moi, seigneur?

HIPPOUTE.

^ Je sais , sans vouloir me fl»tter, Qu'une superbe loi semble me rejeter :

La Grèce me reproche une mère étrangère. Mais si pour concurrent je n'avais que mon frère , Madame, j'ai sur lui de véritables droits Que je saurais sauver du caprice des lois. Un frein plus légitime arrête mon audace :

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